La poussière retombe sur la scène de la Crypto.com Arena de Los Angeles. Si cette année, notre diva Angélique Kidjo n’est pas repartie avec une statuette supplémentaire sous le bras, l’essentiel est ailleurs. Car une fois de plus, la mama aura fait briller le Bénin, sur la scène d'un rendez-vous majeur de la musique mondiale
Il y a à peine quelques jours, le monde entier avait les yeux rivés sur les côtes de Ouidah pour les Vodun Days. Il faut être Angélique Kidjo pour passer de ça aux Grammy avec la même aisance et prestance tout en passant par une cérémonie de la finale de la CAN qu'elle aura ébloui.
Même sans trophée, celle qui connaît la maison, était une nième fois nominée avec le titre "JERUSALEMA" (dans la catégorie Best Global Music Performance). Mais pas que; Angélique Kidjo était surtout dans un rôle très spécial et honorifique : elle était l'une des présentatrices clés lors de l'annonce des nominations.
Il est important de rappeler que si elle ne gagne pas à chaque fois, c'est parce qu'elle a déjà placé la barre à une hauteur stratosphérique. Pour les plus jeunes qui nous lisent, voici pourquoi on l'appelle "La Reine" :
La maman nationale, c’est un palmarès qui donne le tournis et qui fait d'elle l'artiste africaine la plus récompensée de l'histoire des Grammy Awards :
2008 : Premier sacre avec l'album "Djin Djin" (Best Contemporary World Music Album).
2015 : Victoire pour l'album "Eve", un hommage vibrant aux femmes d'Afrique.
2016 : Elle double la mise avec "Sings", une fusion magnifique avec l'Orchestre Philharmonique du Luxembourg.
2020 : Le chef-d'œuvre "Celia", hommage à Celia Cruz, lui offre son quatrième trophée.
2022 : Elle assoit sa domination avec "Mother Nature", un album collaboratif avec la jeune génération (Burna Boy, Mr Eazi, Yemi Alade).
Avec 5 Grammy Awards au compteur et plus d'une dizaine de nominations au cours de sa carrière, Angélique Kidjo n'est plus une simple candidate : elle est une référence. Chaque fois qu'elle est nommée, c'est le Bénin tout entier qui reçoit un certificat d'excellence.
Angelique Kidjo & Pharell William lors de la 68èeme édition des Grammys
Cette 68e édition est aussi spéciale que L'hommage à Fela Kuti : Le moment le plus riche en émotion a été la remise du Lifetime Achievement Award à titre posthume à la légende Fela Kuti. Un signal fort qui reconnaît enfin l'influence massive de l'Afrobeat sur la pop mondiale.
Pendant cette soirée, la mama a eu un clin d'oeil pour l'IA en parlant de l'exposition de la musique Africaine et de son impact sur les musiques du monde révélé par les récompenses et les nommincations de cette édition. Pour elle, ce n'est que le début, une partie de l'iceberg. Elle espère que l'Afrique continuera de porter ce moov avec ses talents et ses musiciens pour une musique que l'IA ne pourra pas créer.
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